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- Prête Brigitte ?
- Prête à tout, Alain.
Alain et Brigitte
vivent dans une armoire. Un réveil sonne, la
journée commence. Alain est déjà
plein dénergie. Il secoue Brigitte qui
dormirait bien encore un peu. Allez ! Boulot,
boulot, boulot, Brigitte !. Alors, le duo se met
à louvrage. Ils sinventent, chaque
matin, un nouveau boulot dont ils ne savent, a priori,
rien. Ils suivent des instructions quasisystématiques,
sans vraiment se poser de questions. Mais durant les
pauses : ils samusent !
Animant des petites formes, de petits êtres souples
et malicieux uniquement composés de bobines et
de bouts de ficelle, le duo crée une multitude
de scènes drôles et poétiques, débordantes
dimagination. Des mondes surgissent des tiroirs
et des recoins de larmoire. Puis
le boulot
reprend.
On pourrait penser quil ne se passe rien, mais
on est captivé, amusé, surpris. Dans une
mise en scène toute en fluidité, les deux
comédiens-manipulateurs mettent en oeuvre une
inventivité jamais prise en défaut. Peu
de mots, parfois même des dialogues qui frisent
le grommelot. Ficelles
mène, avec une économie de moyens, à
sinterroger sur la nécessité de
travailler, de comprendre à quoi lon sert.
Construire des merveilles avec des bouts de ficelles,
telle est la proposition de ces deux personnages. Inévitablement
on pense au Cirque de Calder, à cette économie
des formes et des moyens qui crée une poésie
visuelle, un humour décalé. Ficelles
ravit par ses astuces et son langage inventé.
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